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Comment bien vendre
son entreprise?
Tout
en maximisant le prix de vente
Me Patrice
Vachon
Fasken Martineau
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TABLE DES MATIÈRES
- Bien comprendre la dynamique de son entreprise
- Les méthodes typiques de vente d'une
entreprise
- La formation d'une équipe pour assister
le propriétaire
- L'amorce du processus, l'axe d'acquisition
et la configuration de la transaction
- L'initiation et l'encadrement du processus
de vente
- Le modèle de conduite du propriétaire
lors des négociations
- Les préliminaires, la confidentialité
et l'exclusivité
- La préparation du document d'information
préliminaire à remettre à l'acheteur
- L'arrimage de la transaction ("l'entente
de Principe")
- La vérification diligente plus poussée
- Deuxième étape
- La documentation principale ("l'entente
définitive")
- Le mécanisme de l'indemnisation
du vendeur
- La résolution des conflits
CONCLUSION
1. BIEN COMPRENDRE LA DYNAMIQUE DE SON ENTREPRISE
- 1.1 LA DYNAMIQUE D'UNE ENTREPRISE
Une entreprise est une organisation complexe, qui a une
dynamique propre. Elle est le résultat d'une interaction
incessante entre son propriétaire, sa direction,
ses employés, sa clientèle, ses fournisseurs,
ses bailleurs de fonds et ses banquiers. Un facteur clé
du succès, du développement et de la survie
d'une entreprise réside dans cette dynamique qui
doit être précieusement préservée
et bien dosée.
Cette dynamique doit être adéquatement communiquée
par le propriétaire et comprise par sa relève,
qu'elle soit interne (familiale) ou externe (dirigeants).
Lorsque le propriétaire décide de vendre son
entreprise, c'est tout un processus complexe qui est mis
en branle. Nous examinerons le processus entourant la vente
d'une entreprise par son propriétaire, en soulignant
les aspects particuliers à considérer pour
sa protection et pour en maximiser le prix de vente et en
présentant certains trucs et astuces et certaines
mises en garde.
2. LES MÉTHODES TYPIQUES DE VENTE D'UNE ENTREPRISE
- 2.1 LES TROIS MÉTHODES USUELLES
Une entreprise peut être vendue par différents
moyens :
- La vente des éléments d'actif;
- La vente des actions de la sociétés;
ou
- La fusion, la consolidation ou le regroupement avec
une autre entité.
- 2.2 QUELQUES EXEMPLES TYPIQUES
Rachat par la direction (MBO):
- Le propriétaire qui n'a pas de relève
familiale et qui souhaite se retirer peut atteindre
son objectif en permettant à ses employés-clés
(dirigeants) de poursuivre la pérennité
de ce qu'il a créé.
- Un tel rachat (ou prise de participation) par la
direction permet ainsi aux dirigeants d'acquérir
une participation dans le capital-actions de l'entreprise
qui les emploie. Ce rachat est appuyé par un
dosage adéquat entre du financement par endettement
et par de l'équité. Les dirigeants ont
ainsi la possibilité et la motivation nécessaire
pour propulser l'entreprise au niveau supérieur
tout en y participant directement et en cherchant à
en maximiser la plus-value. Même si les dirigeants
ne bénéficient pas de capitaux suffisants
pour se porter acquéreur de l'entreprise, ce
qui est le cas la majorité du temps, certaines
institutions financières, fonds spécialisés
de Buyout et sociétés se spécialisent
dans le financement de tels projets. Par ailleurs, une
bonne planification légale et fiscale peut permettre
d'atteindre facilement le résultat sans débourser
de sommes importantes par les dirigeants tout en protégeant
adéquatement le propriétaire.
- Cette méthode est communément appelée
un " rachat d'une entreprise par ses dirigeants
" ou " Management Buyout " (un "
MBO ").
Désinvestissement :
- Plusieurs entreprises recentrent présentement
leurs opérations sur leurs activités principales
(" core business "). Cette concentration
mène au désinvestissement de leurs divisions
ou de leurs filiales opérant dans des activités
accessoires ou secondaires. Un propriétaire peut
ainsi souhaiter se concentrer sur ses activités
principales et vendre des activités accessoires
ou complémentaires.
- Ce désinvestissement peut se faire par la
vente à un acheteur stratégique ou par
le moyen d'un MBO.
Rachat financé par les actifs :
- Des dirigeants peuvent également proposer à
un propriétaire d'entreprise sans relève
familiale de se retirer de l'entreprise. Une telle approche
au propriétaire doit être bien planifiée.
- Ce rachat (MBO) peut s'effectuer sur tout ou partie
des actifs de l'entreprise par les dirigeants lesquels
peuvent se financer en donnant ces mêmes actifs
en garantie (un " Leverage Buyout ").
-
2.3 L'IMPACT D'UNE VENTE POUR LE VENDEUR
Les implications pour le propriétaire :
Le fait de négocier et de conclure une transaction
d'acquisition d'entreprise provoque un impact certain
sur le propriétaire. Outre son désir d'obtenir
le prix maximum, le propriétaire est dans une position
risquée entre le moment du début des négociations
et le moment de la séance de clôture. Nonobstant
les clauses de confidentialité usuelles, si les
fournisseurs, les clients, le banquier, le bailleur ou
les employés venaient à apprendre le fait
que le propriétaire désire se départir
de son entreprise, ce dernier aurait beaucoup à
perdre.
-
2.4 LES DÉMARCHES REQUISES DU VENDEUR
Que faire lorsque l'on désire vendre?
L'entrepreneur désirant mettre en vente son entreprise
doit d'abord dresser un diagnostic de ses forces et faiblesses
de la manière la plus réaliste possible.
Il doit évaluer sa concurrence, sa part de marché,
le potentiel de son entreprise de générer
des revenus pour un acheteur éventuel et la rentabilité
de celle-ci.
Lorsque les faiblesses de l'entreprise auront été
identifiées, il est important d'apporter des mesures
de redressement. Il sera également utile de démontrer
à d'éventuels acheteurs l'effet positif
des mesures mises de l'avant pour corriger les problèmes
identifiés.
Une mise en vente mal planifiée peut causer un
tort irréparable à l'entreprise. À
titre d'exemple, si les fournisseurs, clients, banquiers,
bailleurs, employés ou autres personnes concernées
venaient à apprendre la mise en vente de l'entreprise
et que la transaction ne se matérialisait pas,
il est à prévoir que certaines de ces personnes
pourraient mettre fin à leur association avec l'entreprise.
Les démarches préalables à l'annonce
de la mise en vente de l'entreprise :
Une sérieuse évaluation de l'entreprise
est donc nécessaire de manière à
trouver les balises minimales et maximales raisonnables
à l'intérieur desquelles le prix de vente
devra se situer. Des éléments comparatifs
sont également utiles pour déterminer ce
juste prix en identifiant les transactions récemment
effectuées pour des entreprises similaires.
Le ciblage des acheteurs potentiels est également
important et il faudra s'assurer que l'on tient compte,
dans l'établissement du prix recherché,
des économies d'échelle et de la synergie
dont pourra bénéficier cet acheteur.
Par ailleurs, si l'on désire intéresser
des acheteurs institutionnels, un dossier bien monté
sera requis. Ce dossier comprendra des évaluations
plus quantitatives, présentera l'historique de
l'entreprise, la concurrence, son potentiel futur et la
part du marché qu'elle occupe.
Suite à ces démarches, une recherche active
d'acheteurs potentiels sera mise en branle, Puis, lorsque
ces personnes auront été identifiées,
des présentations leur seront faites.
Divers mécanismes seront également utilisés
préalablement à la mise en vente de l'entreprise
de manière à maximiser le prix de vente.
Parmi ces mécanismes, notons que le vendeur aura
tout intérêt à distribuer aux actionnaires
les éléments d'actif excédentaires
ou non utiles à l'exploitation de l'entreprise,
puisque les acheteurs ne sont généralement
pas intéressés à acquérir
de tels éléments d'actif non productifs
ou non liés à l'exploitation de l'entreprise
convoitée.
Inversement, si des éléments d'actif sont
une composant essentielle de l'entreprise, mais appartiennent,
en propriété, à un tiers (un actionnaire,
un employé, la compagnie-mère, etc.), il
sera parfois nécessaire de céder ces éléments
d'actif à la compagnie-cible avant la vente. Tel
pourrait, par exemple, être le cas si des brevets
sont détenus, en pleine propriété,
par un actionnaire plutôt que directement par la
compagnie. L'acheteur exigera, s'il se porte acquéreur
des actions de la compagnie, que l'actionnaire cède
à la compagnie ses droits dans la propriété
intellectuelle préalablement à l'acquisition
ou, s'il se porte acquéreur de l'entreprise, que
l'actionnaire lui vende directement ces brevets ou encore
les cède au préalable à la compagnie-cible.
En deuxième lieu, si l'historique ne démontre
pas une bonne profitabilité, le vendeur aura tout
intérêt à tenter de la maximiser sur
une période d'au moins une année complète
avant la vente, de manière à présenter
aux acheteurs potentiels un portrait qui pourrait les
intéresser. De bonnes projections financières
réalistes sont également un atout, au moins
sur trois ans.
-
2.5 LA PERSPECTIVE DU VENDEUR DANS LE PROCESSUS DE
VENTE
La vente d'une entreprise par le propriétaire
est donc un processus complexe et doit être bien
pensée et orchestrée, guidée par
des experts en la matière. Voyons schématiquement
comment tirer avantage de certains conseils pratiques
:
Les objectifs du vendeur :
Le propriétaire cherche à :
- Conclure la transaction entamée;
- Maximiser le prix de vente;
- Minimiser les représentations et garanties;
- Sécuriser certains emplois-clés pour
ses fidèles employés;
- Assurer la pérennité du fruit de ses
efforts.
Les enjeux et les risques pour le vendeur :
Dans tout ce processus qui s'amorce, le propriétaire
a beaucoup à perdre :
- Il souhaite assurer la confidentialité du processus;
- Il existe toujours un risque d'achoppement de la transaction;
- Certains de ses employés-clés ou de
ses clients peuvent quitter;
- Le processus de vérification diligente qui
s'annonce engagera une communication de l'information
privilégiée et du savoir faire à
un compétiteur.
Les attentes du vendeur :
- Sa décision étant maintenant prise,
le propriétaire est prêt; il souhaite signer
demain!
La marge de manuvre du vendeur :
Le contexte entourant la vente doit être sérieusement
examiné :
- Le propriétaire est-il à la merci de
l'acheteur?
- I.e. : est-on dans une période de difficultés
financières?
- Si oui, il faut chercher à ne pas le montrer;
- Est-on dans une saison à profits ou à
pertes?
- Il peut être avantageux de retarder le moment
de la vente pour bénéficier de la
haute saison et des profits qui en découleront.
La dépendance ou l'indépendance du vendeur
:
- Le propriétaire est-il dans une situation financière
précaire?
- On n'a plus le choix : on doit vendre et le plus
rapidement possible;
- A-t-il un urgent besoin de financement?
- La paye passera-t-elle jeudi prochain?
- De combien de temps bénéficie-t-on?
- Bien que ces éléments peuvent exister,
il existe des moyens de bien protéger le vendeur.
2.6 LES CRITÈRES DE SÉLECTION D'UN ACHETEUR
Aspects psychologiques :
Le propriétaire examinera certains aspects psychologiques
:
- L'acheteur retenu a-t-il une bonne réputation
(un bon " Track record ")?
- Protection des emplois :
- L'acheteur conservera-t-il à son emploi
les fidèles employés-clés du
propriétaire?
- Relation future avec l'entreprise :
- L'acheteur a-t-il l'intention de poursuivre les
opérations de l'entreprise ou de la démembrer
et la vendre en partie?
Aspects stratégiques :
- Désinvestissement : Quels sont les objectifs
stratégiques de l'acheteur face à l'entreprise
et son intégration?
- Concentration : l'acquisition mènera-t-elle
à une concentration intéressante pour
la suite des activités de l'entreprise?
- I.e. : mènera-t-elle l'entreprise au prochain
échelon supérieur?
Aspects économiques :
- L'acheteur a-t-il la capacité de payer le prix
de vente recherché?
- L'acheteur a-t-il la capacité d'investir dans
la continuité?
- Si un solde de prix de vente est exigé, l'acheteur
acceptera-t-il de donner une protection adéquate
du solde de prix de vente?
3. LA FORMATION D'UNE ÉQUIPE POUR ASSISTER LE PROPRIÉTAIRE
- 3.1 LA COMPOSITION DE L'ÉQUIPE
Les deux principaux conseillers du propriétaire
:
Il est " indispensable " de retenir les services
de conseillers " externes ", spécialisés
en fusions et acquisitions :
- Un avocat (expert en fusions et acquisitions), autre
que l'avocat usuel du propriétaire peut s'avérer
parfois un excellent choix :
- En effet, dans le cadre de la vente de l'entreprise
du propriétaire, l'avocat usuel du propriétaire
:
- Peut ne pas être spécialisé
dans ce champ d'activités pointu;
- Est en conflit d'intérêts : il
perdra assurément un client important
et certains pourraient être poussés
à mettre des bâtons dans les roues
afin de tenter de conserver leur client.
- Un comptable :
- Bien que le comptable soit aussi en conflit d'intérêts
(il perdra un client), ce peut être le meilleur
choix puisqu'il connaît intimement les finances
du propriétaire.
- 3.2 LA TAILLE DE L'ÉQUIPE
La taille de l'équipe variera selon :
- L'ampleur de la tâche;
- La complexité de la transaction;
- La nature des interventions requises.
- 3.3 LE RÔLE PRIMORDIAL DES CONSEILLERS "
EXTERNES "
Composition des consultants (externes à l'entreprise)
:
- Outre le conseiller juridique et le vérificateur
du propriétaire, d'autres conseillers peuvent
être utiles selon la complexité et la taille
de la transaction :
- Fiscalistes;
- Conseillers externes en F&A;
- Environnement;
- Actuaires.
- 3.4 LES PERSONNES-CLÉS À " L'INTERNE
"
Les principaux dirigeants (de l'entreprise) qui pourront
intervenir à une transaction sont :
- CEO (Président et chef de l'exploitation);
- CFO (VP- Finances);
- CTO (VP- Technologie);
- CIO (VP- Systèmes informatiques);
- VP / HRD (VP- Ressources humaines).
La communication de l'intention de vente doit être
bien orchestrée :
- Ces personnes pourraient être inquiètes
d'apprendre que le propriétaire entend vendre
son entreprise;
- Le propriétaire a avantage à limiter
le nombre des personnes à qui cette intention
de vente est communiquée.
- Le propriétaire pourra également sécuriser
ses employés-clés par différents
moyens usuels :
- Bonus à la transaction;
- Contrat d'emploi avec l'acheteur;
- Dédommagement spécial en cas de
renvoi (un ou deux ans de salaires);
- Etc.
- 3.5 LE CHEF D'ÉQUIPE (CHARGÉ DE PROJET)
Le choix du chef d'équipe :
- Le propriétaire a tout avantage à désigner
un expert pour le représenter dans les négociations
qui s'amorcent :
- L'avocat externe, spécialisé en
fusions et acquisitions, est généralement
le meilleur choix pour occuper cette fonction.
Pourquoi ne pas agir seul?
- Le propriétaire ne devrait jamais agir seul
:
- Il est directement impliqué dans le processus
et son jugement peut être affecté négativement;
- Si une impasse survient, il ne bénéficiera
pas de " fall back position " pour dénouer
l'impasse;
- Il n'est pas un spécialiste en la matière
alors qu'un expert procède annuellement à
une vingtaine ou une trentaine d'acquisitions ou
de ventes.
Principal rôle :
- Coordination;
- Négociations.
4. L'AMORCE DU PROCESSUS, L'AXE D'ACQUISITION ET LA CONFIGURATION
DE LA TRANSACTION
- 4.1 L'AMORCE DU PROCESSUS
Processus décisionnel :
Le propriétaire décide :
Comment trouver un acheteur?
Trouver un acheteur est chose facile quand on sait comment
s'y prendre et où chercher :
- Acquisition.Biz;
- Son comptable;
- Son avocat ou notaire;
- Les intermédiaires spécialisés
dans ce domaine;
- Les connaissances du propriétaire (i.e. : un
ami);
- Les banquiers du vendeur;
- Un client du propriétaire;
- Une société de Buyout.
Comment procédé : Par " Appel d'offres
" ou par " Approche privée "?
Rôle des intermédiaires : Les intermédiaires
sont spécialisés dans ce domaine et prendront
en charge tous les aspects de la transaction :
- Montage du dossier;
- Préparation des documents financiers à
remettre à l'acheteur;
- Préparation de la circulaire d'information
(" l'Info-Mémo ");
- Préparation de la liste des acquéreurs
potentiels;
- Préparation du " Data Room ";
- Préparation des documents requis dans le cadre
de la vérification diligente;
- Verrouillage (lock-up);
- Discussions sur l'octroi ou non d'une exclusivité
à un acquéreur;
- Recommandations quant à une indemnité
de rupture (" break-up fee ").
- 4.2 L'AXE D'ACQUISITION
Qu'est-ce que l'on veut vendre?
Le propriétaire, avec ses conseillers, doit décider
de ce qui sera vendu :
- Vendra-t-on les actions (si oui, quel pourcentage)?
- Vendra-t-on les actifs (lesquels? exclure au préalable
les actifs superflus)?
- Fusionnera-t-on (si oui, il s'agit d'un processus
" deux en un " : deux acquisitions dans une
transaction)?
Quelle est la différence entre une vente d'actions
et une vente d'actifs?
- Une vente d'actions :
- Est un processus simple :
- Le propriétaire vend les actions qu'il
détient dans sa société;
- C'est généralement le mode choisi
par le vendeur, pour différentes raisons
évidentes :
- Il se débarrasse de sa compagnie et
des formalités qui en découlent;
- Il peut bénéficier de l'exemption
du gain en capital et recevoir libre d'impôts
une bonne partie du prix de vente si ce n'est
pas le prix de vente entier.
- Une vente d'actifs :
- Il faut noter que les dispositions formelles de
la " vente d'entreprise " du Code civil
du Québec (art. 1767 s) ont été
abrogées;
- Comment procède-t-on maintenant?
" Tout comme dans le cas d'une transaction
de vente d'actions;
- L'acheteur assumera-t-il certains passifs?
" Il peut choisir de ce faire, en réduction
du prix de vente payable au propriétaire.
- 4.3 LA CONFIGURATION DE L'OPÉRATION DE VENTE
Survol des éléments à considérer
à cette étape :
- Détermination de la fourchette du prix de vente
:
- Une évaluation indépendante de
la juste valeur marchande de l'entreprise est nécessaire
(pour ne pas laisser de l'argent sur la table)
- Quel sera le prix minimal à exiger?
- Quel est le prix recherché?
- Modalités de paiement :
- Offrira-t-on un solde du prix de vente?
- Si oui, à quelles conditions?
- Obtiendra-t-on des sûretés pour
garantir le paiement du prix de vente?
- Libération des endossements :
- Ne pas oublier d'exiger la libération
des endossements personnels du propriétaire
concurremment à la clôture de la transaction.
Conditions rattachées à la transaction
:
- La transaction sera conditionnelle à
- Déterminer dès le départ
les conditions liées à la réalisation
de la transaction.
Date effective :
- Prise de possession à
ou
avant la clôture :
- Permettra-t-on à l'acheteur de prendre
possession de l'entreprise avant la clôture
effective?
- Si oui (ce qui n'est pas dans l'intérêt
du vendeur cependant), une gestion conjointe est
de mise et des livres comptables parallèles
sont mis de l'avant.
Ententes accessoires :
- Baux : un bail sera requis si l'immeuble du propriétaire
n'est pas partie à la transaction;
- Contrats d'emploi :
- Le vendeur sera-t-il appelé à demeurer
à l'emploi de l'entreprise pour une période
de transition?
- Pour combien de temps?
- À quelles conditions?
Processus des négociations :
- Qui assurera le leadership dans les négociations?
- L'avocat du vendeur assumera généralement
cette fonction;
- Il est toujours préférable que le
vendeur ne s'implique pas directement;
- Il est essentiel d'avoir un " fall back position
";
- Certaines questions devront être discutées
avec l'avocat du propriétaire :
- Comment gérera-t-on les points d'impasse?
- Comment gérera-t-on une rupture des négociations?
- Comment s'assurer que tous les documents remis
à l'acheteur soient retournés au vendeur?
5. L'INITIATION ET L'ENCADREMENT DU PROCESSUS DE VENTE
- 5.1 L'INITIATION DU PROCESSUS DE VENTE
Choix de lieux discrets (à l'abri des regards
indiscrets) :
- Le vendeur a beaucoup à perdre à cette
étape si certaines personnes venaient à
apprendre que le vendeur souhaite vendre son entreprise;
- Il est recommandé de tenir les rencontres de
discussions dans un lieux neutre, à l'abri des
regards.
Points de contacts :
- Les premières rencontres seront préférablement
" en cachette "!
- Effet " Napkin " :
- Bien souvent, une entente verbale de principe
sera conclue avec l'acheteur (sur une " Napkin
" de restaurant!);
- Rôle des intermédiaires :
- Impliquer les conseillers du propriétaire
dès cette étape;
- Implication de certains dirigeants :
- Choisir lequel/lesquels de nos dirigeants clés
on impliquera au processus :
- Les sécuriser quant à la suite
d'une éventuelle transaction;
- Considérer leur donner un bonus si
la transaction est un succès;
- Implication des employés
" on a:
Who needs to know basis".
- 5.2 L'ENCADREMENT DU PROCESSUS DE VENTE
Approche :
- L'approche sera de type " gestion de projet "
et suivi d'un échéancier.
Principes organisationnels des réunions de négociations
:
- Un ordre du jour de chaque réunion sera préparé;
- Des notes au dossier (détaillées) seront
préparées;
- Des procès-verbaux des réunions seront
tenues;
- Un journal de bord quotidien sera préparé;
- Des rapports d'étapes périodiques seront
fournis aux intervenants;
- Une communication périodique " aux troupes
" sera faite;
- Des séances de négociations hebdomadaires
(ou suivant une autre fréquence) seront tenues.
Liste de contrôle à mettre sur pied :
- Identification des tâches respectives de chacun;
- Partage des tâches (attribution de responsabilités);
- Selon les spécialités de chacun;
- Suivi périodique effectué.
Échéancier :
- Préparer un projet d'échéancier
et le réviser périodiquement;
- Assurer un suivi périodique.
6. LE MODÈLE DE CONDUITE DU PROPRIÉTAIRE LORS
DES NÉGOCIATIONS
- 6.1 LA RÈGLE DES TROIS GRANDS " P "
" Prepare yourself " (se préparer) :
- Le propriétaire doit avoir un plan de match
préparé à l'avance :
- On ne va jamais " à la pêche
";
- Le communiquer aux membres de l'équipe;
- Connaître nos points forts et nos points faibles;
- Ne jamais, jamais, jamais
improviser :
- Sauf lorsque requis, à titre exploratoire,
pour dénouer une impasse;
- Ne jamais lancer une affirmation sans qu'elle ne puisse
être soutenue;
- Ne jamais faire d'affirmation gratuite;
- Gérer le climat :
- Donner le ton dès le début :
- Cordial mais sérieux et respectueux;
- S'adapter :
- Tout en gardant son calme en tout temps;
- Favoriser l'approche " Good cop / bad cop
" avec son avocat;
- Choisir le bon moment pour ajourner une séance
de négociation;
- Persévérer tant que des acquis sont
possibles;
- Se retirer chacun de notre côté pour
mieux revenir lors d'une séance de négociation;
- Laisser retomber la poussière si les négociations
tournent au vinaigre.
" PROBE " (sonder) :
- Savoir écouter (" Silence is Gold ! ");
- Questionner l'acheteur
Faire parler l'acheteur :
- " Pourriez-vous m'expliquer votre raisonnement
afin de me permettre de mieux comprendre votre position?
"
Découvrir dès que possible les limites
de l'acheteur :
- Ce qui est négociable;
- Ce qui ne l'est pas;
- Ce qui est envisageable;
- Identifier les cordes sensibles.
" PROPOSE " (proposer) :
- Savoir être créatif pour dénouer
une impasse (ceci est tout un " art " en soi;
- Proposer une solution, à titre exploratoire
d'abord;
- Raffermir la proposition ensuite;
- Conserver une position de repli;
- Savoir se compromettre au bon moment;
- Savoir se mouiller
graduellement.
- 6.2 QUELQUES CONSEILS PRATIQUES POUR LE PROPRIÉTAIRE
Prendre son temps!
- Un acheteur qui sent la nervosité du propriétaire
ou son impatience à régler rapidement
la transaction se servira de cette attitude à
son avantage.
Maîtriser l'art de :
- La conciliation;
- La communication;
- Savoir est concis.
Regarder avant de sauter :
- Le propriétaire doit savoir :
- Étudier le terrain;
- Connaître l'acheteur
- Connaître ses interlocuteurs;
- Identifier un " bluff " d'une situation
réelle :
- L'acheteur a-t-il encore une marge de manuvre?
Dépersonnaliser les discussions!
- Le négociateur en chef doit savoir dépersonnaliser
les discussions
- C'est l'une des raisons pour lesquelles le propriétaire
n'est pas la bonne personne pour négocier directement.
Toujours avoir une position de repli (" Fall back
position ") en cas d'impasse!
- Un plan " B " est toujours utile;
- Il faut être toujours en avant des coups : prévoir
les gestes prochain de l'acheteur :
- Tout comme pour un jeu d'échecs.
7. LES PRÉLIMINAIRES, LA CONFIDENTIALITÉ ET
L'EXCLUSIVITÉ
- 7.1 LES DÉMARCHES PRÉLIMINAIRES
Adopter un nom de code pour la transaction :
- Afin d'assurer la confidentialité des discussions,
notamment lors de l'envoi de documents ou l'échange
de courriels, utiliser un nom de code pour la transaction
(i.e. : projet " Alpha ").
Liste de distribution - (nom, adresse, téléphone,
courriels, fax, assistante, etc.) :
- Comme plusieurs intervenants seront impliqués
de part et d'autre, circuler une liste de distribution
contenant les coordonnées respectives de chacun.
- 7.2 LA CONFIDENTIALITÉ
Signature d'un engagement de confidentialité :
- Exiger que l'acheteur signe un engagement de confidentialité
unilatéral au bénéfice du vendeur;
- Dans certains cas, un engagement de confidentialité
bilatéral (réciproque) pourra être
signé.
Bien définir ce qu'est de " l'Information
Confidentielle "!
- Il faut être le plus large possible
Préciser qu'elle exclut :
- L'information connue du public;
- L'information en la possession de l'acheteur avant
les discussions;
- L'information communiquée de bonne foi à
l'acheteur par un tiers.
Personnes à qui l'information peut être
divulguée :
- Limiter la communication aux représentants
de l'acheteur (" those who need to know! ").
L'information doit être retournée au vendeur
à la fin des négociations!
- Prévoir le mécanisme de retour des documents
si la transaction achoppe (et toutes les copies faites).
L'indemnisation du vendeur :
- En cas de divulgation non autorisée de l'information
confidentielle, prévoir une indemnisation du
propriétaire.
Durée :
- Bien souvent : la durée de la période
de confidentialité sera la plus rapprochée
des deux dates suivantes :
- La date où auront pris fin les négociations;
- Deux ans suivant la signature de la lettre d'intention
(ou de l'entente de confidentialité;
- Ce délai varie d'un cas à l'autre, entre
6 mois et 5 ans.
- 7.3 L'EXCLUSIVITÉ DES NÉGOCIATIONS
L'acquéreur recherchera l'exclusivité des
négociations :
- Quand la donner et
ne pas la donner?
- Tout dépend s'il y a d'autres acheteurs
potentiels.
- Il n'est évidemment pas à l'avantage
du propriétaire de la donner.
Limiter l'exclusivité dans le temps (30, 60, 90,
120 jours)!
- Plus le temps est court, mieux c'est, quitte à
prolonger ce délai par la suite.
8. LA PRÉPARATION DU DOCUMENT D'INFORMATION PRÉLIMINAIRE
À REMETTRE À L'ACHETEUR
- 8.1 LE PREMIER OBJECTIF
L'acheteur veut tout savoir sur l'entreprise du vendeur!
- Il faut y aller graduellement en dosant adéquatement
l'information à transmettre à l'acheteur;
- Il faut réserver pour la toute fin l'information
cruciale ou vitale relative à l'entreprise du
propriétaire au cas où les négociations
devaient achopper.
L'acheteur veut réaliser une " vérification
diligente préliminaire " - (première
étape) :
- Préparation de l'information devant être
transmise à l'acheteur :
- Un document de présentation sommaire ("
l'info-mémo ") est préparé;
- Les états financiers (ou certaines données
financières choisies) sont remis :
- Quelle information financière livrer?
" Si le vendeur vend les actifs : l'acheteur
n'a pas à livrer les états financiers
à l'acheteur.
- 8.2 COMMENT COMMUNIQUER L'INFORMATION À L'ACHETEUR
Si plusieurs acquéreurs potentiels :
- L'utilisation d'un " Data Room " sera de
mise;
- Un " Lock-up " de l'information sera demandé
par le propriétaire;
- Prévoir un horaire de visites;
- Préparer une feuille de visites.
Si un seul acquéreur :
- Transmission de l'information chez l'acheteur ou lui
donner accès à un data Room.
9. L'ARRIMAGE DE LA TRANSACTION (" L'ENTENTE DE PRINCIPE
")
- 9.1 LA LIVRAISON DES DONNÉES FINANCIÈRES
États financiers ou information financière
choisie ?
- Le propriétaire a avantage à choisir
(et limiter) l'information financière à
remettre à l'acheteur dès le début
et y aller graduellement.
- 9.2 LE CHOIX DU MODE DE VENTE (ACTIFS VS ACTIONS)
Aspects fiscaux - Exemption du gain en capital :
Le vendeur a tout intérêt à vendre les
actions de son entreprise pour bénéficier
de l'exemption de gain en capital de 500 000 $ :
- Son entreprise doit être une CCPC (Canadian
Controlled Private Company);
- Détention minimale de 2 ans des actions requises;
- Pas d'actifs superflus (ne servant pas à l'exploitation
de l'entreprise);
- Tests du 50% - 2 ans et 90% - à la clôture
(des actifs servant à l'exploitation de l'entreprise.
Aspects comptables (amortissement) :
- L'acheteur préférera acheter les actifs
car il limite son risque lié à la corporation
du propriétaire et il pourra amortir les actifs
acquis.
Aspects légaux :
- Responsabilité :
- Risque accru de l'acheteur s'il procède
à un achat d'actions;
- Droits sur transferts de brevets (" Stamp duties
") lors de transferts d'actifs.
- 9.3 LA DÉTERMINATION DU PRIX DE VENTE
Évaluation de la valeur de l'entreprise du vendeur
:
- Le recours à un spécialiste en évaluation
d'entreprise augmentera les chances du vendeur de maximiser
le prix de vente.
Mécanisme d'ajustement :
- L'acheteur tentera de négocier un mécanisme
d'ajustement du prix de vente dans certains circonstances.
Considérer les points suivants :
- Exiger un dépôt lors de la signature
de la lettre d'intention?
- Une formule " Earn-out " pourrait être
utile si la table est mise pour réaliser d'importants
profits après la clôture;
- L'acheteur exigera-t-il des frais de rupture "
Break-up fee " si le vendeur met fin aux discussions
et vend à un autre acheteur?
- L'acheteur exigera-t-il une retenue " Hold-back
" ? pour garantir la véracité des
attestations du vendeur (de combien?).
- 9.4 DÉTERMINATION DES PRINCIPAUX TERMES ET CONDITIONS
Déterminer dès que possible :
- Les éléments pouvant mener à
une impasse (" Deal-Breaker ").
Régime intérimaire :
La conduite des affaires de l'entreprise pourrait être
encadrée à la demande de l'acheteur :
- Poursuite des activités dans le cours normal
des affaires;
- Gel de l'embauche;
- Approbation des achats;
- Approbation des dépenses extraordinaires ou
en capital ou hors budgets;
- Gestion commune;
- Pas de changements négatifs importants.
- 9.5 LA " LETTRE D'INTÉRÊT "
But et utilité :
- L'acheteur indiquera son intérêt à
considérer l'achat de l'entreprise du vendeur;
- Parfois, l'acheteur passera directement à la
lettre d'intention.
Valeur juridique :
- Elle ne lie pas les parties, à ce stade.
- 9.6 LA " LETTRE D'INTENTION "
But et utilité :
- Il est certain que pour le vendeur, la réception
d'une offre d'achat formelle est préférable;
- Dans les faits, il est rare qu'un acheteur procède
ainsi :
- Il préférera utiliser le mécanisme
de la lettre d'intention car il ne souhaite pas
engager des dépenses importantes en rédaction
d'une offre d'achat formelle sans avoir la confirmation
écrite que le propriétaire négociera
de bonne foi avec lui.
Valeur juridique : liera-t-elle les parties ou non? ("
binding " ?)
- Assurément, certaines clauses devront lier
les parties;
- Il est à l'avantage du vendeur que la lettre
d'intention lie le plus possible l'acheteur et il est
fréquent de recevoir une lettre qui lie les parties;
- L'objet est d'attacher la transaction et les parties.
Travailler fort sur la lettre d'intention :
- Elle servira de " canevas " de la transaction
(" Term Sheet " - " Business Deal ")
et évitera des négociations par la suite.
- 9.7 L'OFFRE D'ACHAT, LA LETTRE D'INTENTION OU LE CONTRAT
DE VENTE À LA CLÔTURE?
Quelle méthode choisir?
- Le propriétaire a tout intérêt
à exiger une offre d'achat formelle pour lier
l'acheteur;
- Dans la majorité des cas cependant, la transaction
suivra les étapes suivantes :
- Lettre d'intérêt;
- Engagement de confidentialité;
- Lettre d'intention et exclusivité des négociations;
- Offre d'achat;
- Contrat de vente à la clôture.
10. LA VÉRIFICATION DILIGENTE PLUS POUSSÉE
- DEUXIÈME ÉTAPE
- 10.1 LE DÉROULEMENT
Préparation de la documentation pertinente :
- Après la signature de la lettre d'intention,
le processus de vérification diligente de l'acheteur
sera entamé :
- Le propriétaire doit alors préparer
les documents pertinents sur son entreprise et qui seront
demandés par l'acheteur dans sa liste de vérification
diligente.
Accès à cette information et examen :
- L'accès peut se faire chez le propriétaire
ou chez son conseiller juridique (data room) ou en transmettant
ces documents à l'acheteur.
- 10.2 L'INSTRUMENTATION
Liste de contrôle :
- Un " Check-list " pour la vérification
diligente plus poussée sera préparé
et soumis au propriétaire.
- 10.3 LA DEMANDE D'ACCÈS AUX LIEUX, ACTIFS, DOCUMENTS
ET INFORMATION
Visite de l'entreprise :
- L'acheteur souhaitera visiter les locaux du propriétaire
et examiner les actifs dès que possible;
- Afin de ne pas éveiller des soupçons,
le propriétaire pourrait annoncer un prétexte
de visite différent (visite d'un fournisseur
ou d'un client);
- Dans son intérêt, le propriétaire
aura avantage à retarder cette étape.
Possibilité ou non de rencontrer (le propriétaire
sera appelé à permettre la rencontre de ces
personnes : il aurait avantage à retarder ces rencontres
le plus possible) :
- Employés;
- Dirigeants;
- Principaux clients;
- Principaux fournisseurs.
- 10.4 LA PRÉPARATION / LA LIVRAISON DES DOCUMENTS
/ LE "DATA ROOM"
Comment préparer les documents à remettre?
- L'usage de chemises ou de cartables est utile :
- Y mettre des onglets séparateurs;
- Mettre une table des matières;
- Présenter ces documents dans l'ordre du
Check-list soumis par l'acheteur;
- Toujours conserver des copies complètes et
exactes de ce qui a été livré à
l'acheteur (en cas de litige ultérieur);
- Faire une lettre de transmission énonçant
les documents livrés :
- Pourquoi? (si litige ultérieur).
Comment donner accès à l'information confidentielle?
- Livrera-t-on des documents à l'acheteur ou
lui donnera-t-on accès via un data room?
- Certaines questions doivent être examinées
et l'avocat du propriétaire suggérera
les réponses selon les circonstances propres
à chaque transaction :
- Quand utiliser un mécanisme plutôt
que l'autre ?
- Quoi mettre dans un " Data Room " ?
- Comment aménager la salle ?
- Présence ou non de " témoins
" ?
- Tirer des copies ou non ?
- Préparation d'un Registre de visites ("
Data Room Attendance Record ") :
- Date;
- Identification des personnes, nom de leur
compagnie et signatures du registre;
- Heure d'entrée et de sortie.
11. LA DOCUMENTATION PRINCIPALE (" L'ENTENTE DÉFINITIVE
")
- 11.1 CONTRAT D'ACHAT - OFFRE D'ACHAT
Choix du document juridique :
- Contrat de vente à la clôture ou Offre
d'achat ?
- Cela dépend essentiellement de la période
anticipée de temps entre le début
des négociations et la clôture : plus
la période est longue, plus une offre d'achat
sera préférable pour lier les parties
dans l'intervalle.
Utilité d'une offre d'achat :
- Il est important pour le vendeur de s'assurer que
l'acheteur ne bénéficie pas de portes
de sorties pour se défaire de son engagement.
Les clauses principales :
- Le prix d'achat et ses modalités de paiement
:
- Comptant (argent);
- Financement du vendeur (si un solde de prix de
vente est consenti) : s'assurer d'avoir les protections
suivantes :
- Aucune décision importante ne pourra
être prise par l'acheteur sans le consentement
préalable du vendeur;
- Si la compagnie est revendue, le solde doit
devenir payable;
- Au moindre défaut de l'acheteur, celui-ci
doit perdre le bénéfice du terme;
- Prévoir le paiement d'intérêts
mensuellement plutôt que capitalisé
et payable à la fin;
- Si la compagnie est revendue dans l'année
à un prix supérieur, y aura-t-il
un ajustement du prix de vente proportionnel?
- Achète-t-on un co-actionnaire avant
de revendre à un tiers (attention si
on réalisera un profit du fait de cette
opération!);
- Emprunt bancaire;
- Capital de risque;
- Actions (échange d'actions);
- Émission public (I.P.O. / R.T.O.);
- L.B.O. (Leverage Buy-Out);
- M.B.O. (Management Buy-Out);
- Les attestations (représentations et garanties);
- Savoir utiliser au bon moment la formule "
Au meilleur de la connaissance du vendeur
";
- Tenter de résister aux formulations :
- " After due inquiry ? ";
- " After reasonable inquiry ? ".
12. LE MÉCANISME DE L'INDEMNISATION DU VENDEUR
- 12.1 L'INDEMNISATION
Franchise : " Deductible " vs " Basket
" ?
Le vendeur doit chercher à obtenir une franchise
quant à son engagement d'indemnisation. Cette franchise
peut prendre deux formes :
- Franchise " Deductible " :
- Si la réclamation excède un seuil
donné, on ne remonte pas au premier dollar
: seul l'excédent est remboursable;
- Clase " Basket " :
- Si la réclamation excède un seuil
donné, on remonte au premier dollar.
13. LA RÉSOLUTION DES CONFLITS
- 13.1 LES MOYENS ET LES RÈGLES RELATIVES À
LA RÉSOLUTION DE CONFLITS
Ne pas créer d'incitatifs à l'acquéreur
pour réduire le prix d'achat :
- Ceci constituerait un moyen détourné
d'obtenir un escompte sur le prix d'achat.
Privilégier les modes de résolutions rapides
:
- Médiation :
- Solution idéale pour des parties de bonne
foi;
- Procédure moins formaliste et conflictuelle.
- Arbitrage :
- Mi-chemin entre la médiation et le procès
devant tribunaux;
- Moins rapide que la médiation mais plus
rapide que le tribunal;
- Procédure moins formaliste;
- Assure la non-publicité du litige :
- Protège les informations confidentielles,
ce qui est un avantage indéniable!
- Coût parfois prohibitif lorsque trois arbitres
sont présents.
- Tribunaux :
- Mode traditionnel;
- Danger de l'aspect public de la chose;
- Peut être très long et très
coûteux;
- À éviter si possible.
CONCLUSION
Nous avons cherché, dans cette présentation,
à fournir aux propriétaires d'entreprises, désireux
de se départir de leur entreprise, quelques précieux
conseils et outils importants afin de les guider dans cet
univers, fort spécialisé, que constituent les
achats/ventes d'entreprises.
Notre humble objectif était de familiariser les propriétaires
à certains concepts de droits afin de leur permettre
d'atteindre les objectifs recherchés, soit ultimement,
la vente de leur entreprise, tout en maximisant le prix de
vente, en protégeant les acquis et les emplois et en
limitant les risques futurs associés aux représentations
et garanties et engagements d'indemnisation.
Pour en apprendre davantage sur la vente ou l'acquisition
d'une entreprise ou pour toute question touchant toute autre
forme de fusions ou d'acquisitions d'entreprises, n'hésitez
surtout pas à communiquer avec l'auteur, Me Patrice
Vachon, avocat, spécialiste en Fusions et Acquisitions
d'entreprises et membre du groupe de Fusions et Acquisitions
d'entreprises chez Heenan Blaikie.
Patrice Vachon - est associé, chez Fasken
Martineau (www.fasken.com),
un cabinet d'avocat internationaux regroupant plus de 650
avocats, où il y pratique le droit des affaires. Il est notamment
spécialiste en transfert d'entreprises (fusions, acquisitions
ventes, consolidation, relève familiale, management buyout,
etc.) et en financement d'entreprises. Il représente régulièrement
des entrepreneurs désireux de vendre ou d'acheter des entreprises
de toutes tailles et de tous secteurs d'activités.
Dernière mise à jour : 11 février 2008
Avis. L'information présentée ici est de nature
générale et est mise à votre disposition
sans garantie aucune notamment au niveau de son exactitude
ou de sa caducité. Cette information ne doit pas être
interprétée comme constituant des conseils juridiques.
Si vous avez besoin de conseils juridiques particuliers, vous
devriez consulter un avocat.
Les présents commentaires sont personnels à
l'auteur et ce dernier, en raison des particularités
des nouvelles dispositions de la vente d'entreprise, recommande
fortement de consulter un conseiller juridique avant de procéder
à toute transaction d'acquisition ou de vente d'entreprise.
© Copyright 2005-
, Patrice Vachon, Tous droits réservés
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